Les origines : une course aux armements de l’esprit
L’idée n’est pas nouvelle. Le 24 juillet 1977, devant une commission du Sénat américain, d’anciens agents de la CIA révèlent l’impensable : depuis des décennies, militaires et scientifiques expérimentent en secret des moyens de contrôler l’esprit humain. De Moscou à Washington, la guerre froide s’est aussi jouée dans les laboratoires, à grand renfort d’ondes et de manipulations mentales.
Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, les grandes puissances se lancent dans une course aux armements d’un genre nouveau. Aux États-Unis, la CIA et l’armée recrutent des savants nazis via l’opération Paperclip pour explorer l’hypnose, la privation sensorielle, les drogues et autres techniques de manipulation mentale. Leur obsession : découvrir s’il est possible de contrôler une personne au point qu’elle fasse ce qu’on lui demande, même contre sa propre volonté et ses instincts les plus fondamentaux.
Dès 1947, des projets clandestins sont lancés : Chatter, Bluebird, Artichoke, puis le fameux MK-Ultra en 1953. Pendant ce temps, en URSS, on redoute que l’ennemi ne prenne l’avantage sur le front psychique. Les travaux paranormaux menés en secret sont si avancés que l’armée rouge équipe ses soldats de casques protecteurs anti-ondes dès la fin des années 1960.
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